Orientation : tu sais, quand tout le monde te demande “et après… tu veux faire quoi ?” 😵‍💫

On connaît tous cette scène : tu es tranquillou en train de mâcher un morceau de quiche au self familial quand quelqu’un lâche la phrase maudite : “Alors… et après, tu veux faire quoi ?”.

Et là : le nerf de ton œil clignote tout seul et écran bleu...

Pas de panique. Ne pas savoir exactement où tu vas, c’est assez normal (et même plutôt sain).

Voici le guide EJ pour répondre sans paniquer, sans mentir et surtout sans passer pour quelqu’un qui “n’a aucune ambition” (pas vrai, tata Monique).

Jeune-femme-pensant-a-son-avenir

Étape 1 : Déglacer la pression (spoiler : en fait, personne ne sait vraiment où il va)

Première vérité : même ceux qui disent “moi je veux devenir Directeur Innovation Blockchain IA Cloud Synergétique” n’en savent pas plus que toi. Ils ont juste appris à répondre vite.

L’orientation (et plus généralement une carrière), ce n’est pas un GPS avec un itinéraire tout tracé depuis que tu as 3 ans : c’est un chemin qui se dessine… en marchant.

Donc on respire, on range la culpabilité, et on se dit un truc simple : tu n’es pas en retard, tu es en chemin.

Étape 2 : Reformule la question (pour qu’elle devienne gérable)

“Que veux-tu faire plus tard ?”
→ Trop grand.
→ Trop vague.
→ Trop angoissant.

On la remplace par des questions plus réalistes :

  • Qu’est-ce que j’aime faire maintenant ?
  • Qu’est-ce qui m’intéresse un minimum ?
  • Dans quelles situations je me sens “bon” ?
  • Qu’est-ce que je veux apprendre cette année ?

Tu verras, les réponses sont mille fois plus simples à trouver.

Étape 3 : Trouve ta “pré-réponse” (le mode tranquille)

Tu n’as pas besoin d’une réponse parfaite. Tu as juste besoin d’une pré-réponse, une réponse-transitoire qui montre que tu réfléchis (mais évidemment, si tu as déjà une ambition claire, ne te prives pas !).

Exemples prêts à l’emploi :

  • ✔ Version chill & honnête

    “Honnêtement, je suis encore en exploration, mais je m’intéresse beaucoup à [domaine 1 ou 2]. Je teste pour voir ce qui me plaît vraiment.”

  • ✔ Version posée & intelligente

    “Je réfléchis à plusieurs pistes : [piste A] ou [piste B]. J’aimerais trouver un stage pour affiner.”

  • ✔ Version anti-relous (subtile mais efficace)

    “J’explore encore, et pour l’instant je me concentre sur ce que je veux apprendre. Le reste viendra.”

Tu montres que tu avances. Pas que tu erres dans le néant.

Personnes-en-train-de-discuter

Étape 4 : Construis ta boussole personnelle (promis, c’est simple)

Tu n’as pas besoin d’un PLAN 10 ANS™. Tu as besoin d’une direction.

Repère :

  1. Ce que tu aimes faire

    Résoudre des problèmes ? Ecrire ? Organiser ? Créer ? Aider les autres ? Comprendre ? Analyser ? Bouger ?

  2. Ce que tu ne veux pas

    L’open space qui hurle ? Les maths niveau apocalypse ? Le commercial pur et dur ?

  3. Ce que tu as envie d’essayer

    Tu n’as jamais fait, mais ça t’intrigue.

Ton orientation, c’est un mix de ces trois trucs. Pas une prophétie gravée dans le marbre.

Étape 5 : Tester → observer → ajuster (la méthode qui marche vraiment)

Tu veux savoir ce que tu veux faire ? Fais des micro-tests :

  • un stage court (même non-rémunéré si c’est nécessaire : l’important, c’est le long terme)
  • un job étudiant
  • un bénévolat
  • un projet perso
  • un petit tour à l’étranger si tu en as les moyens et le temps
  • un échange avec quelqu’un du métier
  • un atelier de découverte
  • un MOOC rapide

Plus tu testes, plus tu affines. Ton orientation se construit par expérience, pas par magie.

Étape 6 : Relativise (ta vie n’est pas un QCM géant)

Bonne nouvelle : la plupart des gens ne font pas le métier auquel ils pensaient à 18 ans.

Encore mieux : tu as le droit de changer d’avis. Plusieurs fois même.
L’orientation, ce n’est pas “choisir pour la vie”, c’est “choisir pour maintenant”.

Tu ne rates pas ta vie parce que tu dis : “Je ne sais pas encore, mais j’explore.”. Au contraire : c’est une preuve d’intelligence.

Étape 7 : Répondre sans bugger (mode autopilote activé)

Voici ta phrase magique spécial situations imprévues : “Je suis en train d’explorer différentes options, surtout autour de [tes intérêts actuels]. Je profite de mes stages/rencontres/projets pour affiner. Ça avance bien !”

Ça répond. C’est vrai. C’est positif. Et ça coupe court aux interrogatoires.

Point bonus : tu passes pour quelqu’un de réfléchi ET détendu. Combo gagnant.

Conclusion : Tu n’es pas censé avoir une réponse parfaite. Juste ta réponse à toi.

Si tu ne sais pas ce que tu veux faire plus tard, c’est normal.
Si tu n’as pas choisi définitivement, c’est normal.
Si ton plan change chaque trimestre, c’est normal aussi (coucou la vie).

Ce que tu peux faire, en revanche, c’est :

  • explorer
  • tester
  • discuter
  • t’écouter
  • avancer pas à pas

Et croire en un truc simple : tu vas trouver. Pas forcément d’un coup. Pas en un jour. Mais tu vas trouver.