Le mentorat “classique” : comment trouver LE mentor qui te booste vraiment
On te parle de “mentor”, et dans ta tête tu imagines un mélange entre un prof inspirant de film américain et un Jedi (« Je crois en toi, jeune padawan »).
Bon… la réalité est moins cinématographique, mais beaucoup plus utile.
Un mentor, dans la vraie vie, c’est simplement quelqu’un qui a plus d’expérience que toi, et qui accepte de t’aider à avancer, à comprendre les codes, à te poser les bonnes questions, à trouver ta voie.
Ce n’est ni un gourou, ni un parent de substitution, ni un coach spirituel. Mais bien choisi, c’est un accélérateur de progression incroyable.
Alors… comment trouver le bon mentor pour toi, sans gêne, sans malentendu, sans pression ?
Voici le guide EJ pour t’aider à dénicher LE mentor qui te fera pousser des ailes (pro).
1. C’est quoi un bon mentor (vraiment) ?
Un bon mentor, ce n’est pas forcément :
- ❌ le plus haut placé
- ❌ le plus connu
- ❌ la personne la plus impressionnante de l’entreprise
Un bon mentor, c’est :
- ✔ quelqu’un qui a vécu des choses que tu vas vivre
- ✔ quelqu’un qui veut partager sincèrement
- ✔ quelqu’un qui t’écoute vraiment
- ✔ quelqu’un dont tu admires le style de travail
- ✔ quelqu’un avec qui tu te sens à l’aise (important !)
Le mentor parfait, c’est celui qui te fait dire : “J’aimerais apprendre à travailler comme ça.”
2. Où trouver un mentor ? (spoiler : pas besoin d’aller chercher un dirigeant)
✔ Dans ton entreprise. C’est souvent le plus simple.
Repère :
- un manager inspirant,
- quelqu’un qui t’impressionne par son efficacité,
- une personne reconnue pour ses compétences,
- quelqu’un qui t’aide déjà naturellement.
Certaines entreprises ont même des programmes officiels de mentorat, donc renseigne-toi.
✔ Dans ton école / ton réseau d’anciens.
Les alumnis adorent aider des étudiants ou jeunes diplômés.
Tu peux trouver des mentors via :
- LinkedIn,
- ton école,
- les associations pro,
- des clubs métiers (marketing, tech, finance…).
✔ Lors d’événements
Conférences, salons, meetups, ateliers…
Tu y rencontres souvent des pros ouverts, qui aiment partager leur expérience. Le tout est qu’ils acceptent de t’aider dans la durée.✔ Sur LinkedIn, en mode naturel
Si tu suis quelqu’un dont les posts te parlent VRAIMENT, tu peux le/la contacter proprement (voir plus bas).
3. Comment aborder un potentiel mentor (sans malaise, sans lourdeur)
Pas besoin d’un message pompeux du style : “Bonjour, accepteriez-vous d’être mon mentor ?”.
Trop solennel. Trop formel. Trop “S’il vous plait, adoptez-moi pour la vie”.
Le mentorat, ça se construit petit à petit.
Commence par :
- poser une petite question,
- demander un avis sur un sujet,
- commenter quelque chose qu’il/elle a dit,
- demander 10 minutes pour un éclairage.
Exemples simples :
“Je trouve vraiment top ta manière de gérer X. Tu aurais un conseil pour débuter dans cette direction ?”
“Je démarre sur ce sujet et ton expérience m’intéresse beaucoup. Tu accepterais de m’éclairer 10 minutes ?”
“J’aimerais progresser sur [thème]. Est-ce que tu aurais une ressource à me conseiller ?”
Si l’échange se passe bien → tu recommences.
Et petit à petit… le mentorat se crée naturellement.
4. Comment éviter les malentendus (très important)
Pour éviter les situations bizarres, retiens ces règles simples :
- ✔ Ce n’est pas une relation hiérarchique
Ton mentor n’est pas ton manager. Il n’a pas à valider ton travail ni à suivre ton planning. - ✔ Ce n’est pas une relation personnelle
Ce n’est pas ton ami. Ce n’est pas ton confident. C’est un guide pro. Point. - ✔ Clarifie les attentes tôt
Après quelques échanges, tu peux dire :
“J’apprécie beaucoup nos discussions. Si ça te va, j’aimerais continuer d’échanger ponctuellement pour progresser sur [sujet].” Tu clarifies, sans enfermer l’autre dans un “contrat” à long terme. - ✔ Ne demande jamais d’avantages gênants
Exemples de trucs à ne pas dire :- “Tu pourrais me recommander pour ce poste ?”
- “Tu peux en parler à ton boss pour moi ?”
- “Tu peux valider ma candidature ?”
5. Pour briller avec ton mentor : sois curieux·se, impliqué·e, respectueux·se
Le mentor parfait n’existe pas, mais le mentee idéal, si.
Et voici comment l’être :
- ✔ arrive avec des questions claires
- ✔ prends des notes
- ✔ remercie (vraiment)
- ✔ donne des nouvelles sur ce que tu as mis en pratique
- ✔ sois ponctuel·le
- ✔ propose des sujets précis pour les échanges
- ✔ montre ta progression
- ✔ garde la relation simple, sans attente excessive
Si ton mentor voit que tu bouges, que tu appliques, que tu es motivé·e… il aura envie de continuer.
6. Et si tu n’arrives pas à en trouver un ?
Pas grave. Beaucoup de pros jouent un rôle “de mentor” sans le titre officiel.
Un collègue qui te conseille souvent, une personne qui te guide, quelqu’un qui te donne confiance… (parfois juste tes parents). C’est déjà du mentorat.
Le meilleur mentor est parfois juste… quelqu’un qui croit en toi un peu avant que tu y croies toi-même.
Conclusion
Trouver un mentor, ce n’est pas avoir la “bonne personne” dans ta vie professionnelle : c’est avoir la bonne personne pour le bon moment. Pas besoin d’un expert mondial, ni d’un big boss. Juste quelqu’un qui t’écoute, te comprend, te guide, et te pousse doucement à avancer.
Avec le bon mentor, tu peux progresser plus vite, faire de meilleurs choix, éviter quelques murs, et découvrir de nouvelles forces en toi.
Alors reste curieux·se, ose demander, fais des premiers pas…
Et le mentorat viendra souvent à toi plus naturellement que tu ne penses.
